Se faire des amies à l'âge adulte est tabou en 2026 ?
Réflexions6 min de lecture

Se faire des amies à l'âge adulte est tabou en 2026 ?

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Purple

29 mai 2026

On était à l'évenement La Boum des Ladies à Liège. Ce qu'on a observé nous a beaucoup appris sur notre rapport à la solitude, et sur pourquoi il est encore "honteux" de chercher des amies.

Ce soir-là à Liège, quelque chose d'étrange s'est passé

La Boum des Ladies, pour celles qui ne connaissent pas : c'est un événement en plein air à Liège, où les filles se retrouvent pour boire un verre entre amies, profiter de la soirée, et regarder le film La Boum projeté à 22h sur écran géant. Ambiance légère, bonne humeur, beaucoup de monde. Notre stand Purple était là, au milieu de tout ça.

Des filles sont venues nous voir, ont discuté avec nous, ont téléchargé l'app. Mais ce qu'on a surtout observé, c'est autre chose. Beaucoup s'approchaient, lisaient le panneau... et repartaient, gênées. Pas parce que ça ne les intéressait pas, bien au contraire. Mais parce que leurs amies les regardaient. Parce que s'arrêter à notre stand, c'était admettre quelque chose qu'elles n'étaient pas prêtes à dire à voix haute : "moi aussi, j'ai du mal à me faire des amies." ou "je n'en ai pas beaucoup"

Plusieurs nous ont confié en chuchotant, une fois seules : "je téléchargerais l'app à la maison."

Et elles ont tenu parole en téléchargeant l'app une fois rentrées chez elles, seules, sans regard extérieur.

La solitude amicale : le tabou dont personne ne parle

On parle de solitude affective. On parle de solitude amoureuse. Tinder existe depuis 2012, et aujourd'hui plus personne ne lève un sourcil quand on dit qu'on a rencontré son copain sur une app. Mais dire publiquement "je cherche des amies" ? En Belgique en tout cas, ça reste une phrase qu'on murmure, pas qu'on proclame.

Pourtant la réalité est là, silencieuse et universelle : après 25 ans, se faire de nouvelles amies devient objectivement difficile. Les études finissent, les collègues restent des collègues, les soirées se font plus rares. On accumule des "on devrait se voir" qui ne se concrétisent jamais. Et on se retrouve, entourée de monde sur Instagram, profondément seule dans sa vraie vie.

Selon une étude de la Croix-Rouge, 1 Belge sur 3 se sent régulièrement seule. Mais combien osent vraiment en parler ?

France vs Belgique : deux cultures, deux rapports à la vulnérabilité

Ce contraste, on l'a vécu en direct. Quand on présente Purple en France, les réactions sont directes, décomplexées : "Oh c'est trop bien ça !", "J'en ai trop besoin !", "Je télécharge !" Les gens rient, partagent, posent des questions sans gêne.

En Belgique, à Liège particulièrement, la pression sociale est différente. Plus présente. L'avis du groupe compte énormément. Avouer une faiblesse, même anodine, demande un courage que tout le monde n'a pas forcément un vendredi soir devant ses copines.

Ce n'est pas un jugement. C'est une observation. Et c'est exactement pour ça que Purple existe : pour que cette démarche devienne simple et sans pression.

Pourquoi trouver l'amour sur une app est normal, mais trouver une amie non ?

La question mérite vraiment d'être posée. Chercher l'amour implique une vulnérabilité bien plus grande : on expose ses désirs les plus intimes, on risque le rejet, on joue avec son cœur. Et pourtant Tinder, Bumble, Hinge sont dans les apps les plus téléchargées du monde.

Chercher une amie ? C'est juste vouloir quelqu'un avec qui boire un café, se balader, parler de sa vie. C'est humain, universel, beau. Et pourtant c'est ça qui fait encore rougir.

La réponse est probablement dans notre rapport collectif à la "performance sociale". On est censées avoir un cercle d'amies solide, hérité de l'école ou de la fac. Admettre que ce cercle s'est effrité, ou qu'il n'a jamais vraiment existé, touche à quelque chose de plus profond que l'amour : notre sentiment d'appartenance.

Chercher l'amour, c'est humain. Chercher une amie, c'est encore plus courageux, parce que personne ne vous y autorise encore vraiment.

Les choses semblent bizarres avant de devenir normales

En 2009, dire qu'on avait rencontré quelqu'un sur Internet provoquait des regards gênés. En 2026, la moitié des couples se sont rencontrés en ligne et tout le monde s'en fiche.

Le chemin est toujours le même. Une idée semble étrange. Puis quelques early adopters osent. Puis ça devient courant. Puis on se demande comment on faisait avant.

Les filles qui téléchargent Purple aujourd'hui sont ces early adopters. Celles qui décident que la solitude amicale ne mérite pas le silence. Celles qui choisissent d'agir plutôt que d'attendre que ça change tout seul.

Dans quelques années, on en est convaincues, dire "on s'est rencontrées sur Purple" sera aussi banal que "on s'est rencontrés sur Tinder". Et ce soir-là à Liège, les filles qui n'osaient pas s'approcher de notre stand... seront peut-être les premières à en parler autour d'elles.

Et si c'était toi ?

Si tu as lu cet article jusqu'ici, c'est probablement parce que tu t'es reconnue quelque part. Dans la fille qui s'approche du stand et repart. Dans celle qui dit "on devrait se voir" sans jamais fixer de date. Dans celle qui scroll Instagram le soir en se demandant pourquoi elle se sent seule alors qu'elle a 800 followers.

Tu n'as pas à attendre que ce soit "normal" pour agir. Tu peux juste... télécharger l'app. 💜

On se voit sur Purple ? 💜

Purple est disponible !

L’application est disponible sur iOS et Android.

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